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Stéphane Rousseau expose à l'Hôtel Le Germain Montréal et à l'Hôtel Escad Quartier DIX30

Et si on profitait de notre prochain séjour à l’hôtel pour découvrir l’univers artistique éclaté de Stéphane Rousseau? C’est maintenant possible, puisque l’artiste expose 11 de ses œuvres à l'Hôtel Le Germain Montréal et à l’Hôtel Escad Quartier DIX30.

«À cause d’un déménagement, je devais relocaliser mes toiles en attendant de construire mon nouvel atelier. J’ai eu une idée, tout à coup, et je me suis dit que j’allais appeler Christiane Germain au lieu de les laisser dormir dans un entrepôt», nous dit d’emblée Stéphane Rousseau au bout du fil. Une impulsion loin d’être saugrenue, puisque le groupe hôtelier est reconnu pour la place de choix qu’il réserve aux artistes canadiens dans tous ses établissements. « Il a toujours été important pour nous de valoriser le travail des créateurs d’ici dans nos hôtels. Pour la sélection des œuvres, nous procédons souvent par coup de cœur. Dans le cas des toiles de Stéphane, le coup de cœur a été instantané!» C’est donc une décision toute naturelle que d’habiller les murs de l'Hôtel Le Germain Montréal et de l’Hôtel Escad Quartier DIX30 avec 11 immenses toiles de Stéphane Rousseau pendant un an.

Si on le connaît d’abord pour son impressionnante carrière en humour, l’art visuel, auquel Stéphane Rousseau a été initié grâce à une encyclopédie des grands maîtres qui appartenait à la base à sa sœur, fait partie de sa vie de depuis son enfance. «J’ai toujours aimé dessiner. Je griffonnais tout le temps – beaucoup trop, même – en classe!», s’exclame l’artiste. Par contre, c’est lors de ses premières tournées en Europe, où il a commencé à courir les galeries et les musées, que cette flamme qui l’habitait déjà a pris l’expansion qu’on lui connait maintenant. «Je me suis imprégné des univers de Picasso, de Jean-Michel Basquiat, de Keith Haring. Le surréalisme et le cubisme me parlent beaucoup, j’ai un faible pour les toiles survoltées devant lesquelles on peut s’attarder longtemps. Et, parallèlement, j’ai aussi découvert le street art. Une révélation!», continue Stéphane Rousseau.

Oni – 2019 – 80 X 80

Au début, peindre était pour lui un exutoire. «Après avoir autant dessiné, j’ai décidé de commencer à peindre il y a une vingtaine d’années. Je me réfugiais dans mon premier atelier, que j’avais emménagé au-dessus de mon garage, et je me défoulais en explorant plusieurs styles, en attendant de trouver le mien», explique l’artiste. À travers ses années d’exploration et d’expérimentation, Stéphane Rousseau a tissé le fameux fil conducteur entre ses œuvres, où de petits personnages surréalistes, éclatés, se mêlent et se multiplient sur des aplats de noir, de blanc et de doré, et côtoient des dessins hyper réalistes déclinés dans les nuances de gris. On a d’ailleurs senti cet univers culminer lors de l’exposition Origine, en 2019. On y sent une dualité constante entre des formes ludiques – petits monstres, animaux de toutes sortes, formes géométriques – et des symboles plus sombres, comme des têtes de mort et autres ossements. «J’ai toujours eu deux Stéphane qui s’opposent en moi. Je m’inspire beaucoup de ma psyché quand je crée: je pense à tout ce qui m’angoisse, comme la maladie et la mort, mais aussi ce que j’aime, comme la nature et mes souvenirs de chasse avec mon père. Mes toiles sont truffées de mes petits démons, des animaux qui me protègent, de mes alter ego… », explique Stéphane.

Transposer cet univers qui vit en lui sur d’immenses toiles est tout un défi technique, avance l’artiste. «Autant je n’avais pas de balises quand j’explorais et que je m’amusais avec un éventail de couleur, à la Basquiat, autant le style dont je ne déroge pas, maintenant, me demande une précision et une discipline incroyable. J’ai envie que tout soit précis et impeccable, ce qui prend beaucoup de temps.» C’est d’ailleurs par essais-erreurs que l’artiste a fini par développer sa propre technique pour tracer des cercles parfaits, comme on peut voir sur Oni ou Octopussy. «Après avoir essayé avec de gros compas et de grandes feuilles de papier adhésif, j’ai fini par me créer des découpes en masonite. Un petit miracle!»

Cheese - 2019 - 60x60

Ses élans de créations viennent par vagues. «Il m’arrive de ne pas toucher à un pinceau ou un crayon pendant trois mois, mais quand je m’y remets, je peux facilement créer pendant seize heures d’affilée, sans être rassasié. Je me perds vraiment, rien d’autre ne me fait cet effet.» L’artiste travaille d’ailleurs souvent sur plusieurs projets à la fois.

La pandémie et le confinement ont été, pour lui, une période de productivité décuplée, autant en humour qu’en art visuel. «Pour une fois, je n’étais pas pris dans mes valises!» Mais la vie de tournée de l’humoriste nourrit aussi l’artiste: «Habituellement, je prends un grand plaisir à dessiner dans les trains entre deux spectacles en Europe. Je trouve ça tellement romanesque de me laisser engloutir par le paysage qui se dérobe sous mes yeux et de laisser aller mon crayon! Je passe aussi des heures à créer dans les hôtels où je loge. Quand je suis sur scène le soir, je tiens à préserver mon énergie pendant la journée.»

Rhino mon amour - 2018 - 72x72

On profite de notre prochain séjour à l'Hôtel Le Germain Montréal ou à l’Hôtel Escad Quartier DIX30 pour plonger dans l’univers de Stéphane Rousseau et découvrir une dimension beaucoup plus complexe, voire intime et secrète, de cet artiste multidisciplinaire.

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Germain Hôtels3 février 2021
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